Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, de Raphaëlle GIORDANO

Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n'en as qu'une ...

Livre très léger et romancé (ce qui enlève le côté conférencier de certains livres de développement personnel et en fait un bon livre de chevet). On s’identifie facilement au personnage principal car la plupart des situations qu’elle rencontre peuvent se transposer à plein de niveaux dans la vie d’un tout à chacun. Les outils proposés sont assez basiques mais pertinents, plusieurs thèmes sont abordés, notamment la pensée positive, la méditation, la concentration sur le souffle, l’empathie, la communication (familiale mais pas que), le ménage intérieur et extérieur et j’en passe.
Et le petit plus, c’est le glossaire à la fin qui reprend les outils abordés dans le livre donc c’est pratique pour y revenir dans le futur. Bref un bon livre à avoir ou à offrir!

Life (sans sous-titre ridicule)

Life - Origine Inconnue : Affiche

Alien 5! Non non, c’est Life – origine inconnue, comme les diffuseurs français ont cru bon d’ajouter, alors que la forme de vie vient de Mars… Pas grand chose d’original, mais l’originalité ne fait pas un bon film et inversement, me voici donc à visionner ce thriller spatial. Tout d’abord, le casting peine à convaincre, on ne s’attache pas vraiment aux personnages, mis a part deux qui sont bien développés, on se fout des autres – White-washing, te voilà (encore!) – La réalisation est passable avec quelques moment appréciable mais tout est déjà réchauffé, plusieurs fois, au four hollywoodien. La découverte de l’alien est assez intéressante , on arrive à bien rentrer dans le film, mais vraiment, tout cela manque de rythme et de surprise, même les possibles jump-scare sont désamorcés par la réalisation.

On ne va pas se mentir, le film est ennuyeux. Pas mauvais du tout, et il y a même de bons moments, mais juste ennuyeux. Mieux vaut ne pas aller le voir au cinéma et attendre de pouvoir le télécharger.

Il n’y a ni mort ni peur

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Le vénérable Thich NHAT HANH, maître bouddhiste vietnamien, est une figure majeure de la spiritualité mondiale. Ses actions pour son peuple ont conduit Martin Luther King à soutenir sa candidature poour le prix Nobel de la paix en 1967. Réfugié politique en France depuis 1972, il a fondé le ” Village des Pruniers “, une communauté où il anime des séminaires.
Accepter la mort comme une continuation, non comme une fin. Voilà le message que nous délivre Thich Nhat Hanh. Dans cet ouvrage, il embrasse plus de 2500 ans de réflexion bouddhiste sur la mort, sur nos craintes et sur la nature de notre existence. Mêlant philosophie, paraboles et méditation, il démontre que, finalement, il n’y a ni mort ni peur… seulement la vie.

Simple, humain et accessible pour tous, voici une personne qui touche au cœur et à l’esprit avec force et douceur. Toute la sagesse du monde en quelques mots aimants , profonds et rafraichissants. Délicatement teintée par sa propre origine culturelle. La parole lorsque elle est vécue par celui qui la porte transcende toutes les cultures et les spiritualités. Pas besoin d’écrire des tartines en faisant fondre de la physique quantique avec un peu de croyances syncrétiques indigestes pour prendre conscience que la vie traverse toute chose dans l’univers et que notre pensée est plus au service de notre mental que de notre conscience encore bien peu développée.

Japon, 365 us et coutumes

9782812302695

Le livre en tant qu’objet vaut à lui seul d’être acheté tant il est beau. Chaque page revet un imprimé différent aux motifs et couleurs magnifiques, on ne se lasse pas de le regarder!
Pour le contenu, de ce que j’en ai lu pour l’instant il est tout à fait satisfaisant. Avec un petit texte d’environ 5 à 8 lignes par page, on le lit facilement. Comme ce ne sont que des informations sur les usages du quotidien japonais, ce n’est pas un livre à lire “d’un coup” car ça devient un peu ennuyeux.
Par petits bouts, on apprend de nombreuses informations que l’on ne trouverait pas toujours dans des guides de voyage et qui pourtant sont très utiles à savoir là bas (par exemple, ne pas offrir de cadeaux par 4 car ce chiffre est présage de mort).
Je le conseille à tout passioné du Japon(en particulier à ceux qui comptent s’y rendre), pour un regard plus intime du quotidien nippon, et tout simplement le plaisir d’un livre spécialement beau.

Le grand Coeur, de Jean-Christophe Rufin

Dans une fin de Moyen-Age, telle qu’on ne l’imagine guère, Jacques Coeur se confesse à nous, il nous livre la passionnante histoire de sa vie. Cet homme est en avance sur son temps, dans un monde étonnament moderne. Le pouvoir royal devient fort, Charles VII, le “petit” roi de Jeanne d’Arc, avec l’aide du grand financier que devient Jacques, tourne le dos à la noblesse, et s’appuie sur la bourgeoisie, on pense déjà à un Colbert. Agnès Sorel la favorite du Roi, couverte de cadeaux, s’imposant à la Cour annonce les favorites du XVII° et XVIII°. Le commerce international voit le jour, Jacques est à la tête d’un empire financier. Jacques traite avec les grands et les puissants, il voyage pour ses interêts et ceux des autres qui sont plus politiques. Le rapport à la religion est aussi nouveau… il compose avec la foi qu’il n’a pas, il respecte la religion catholique; frère et père de grands prélats il reconnait l’islam et n’hésite pas à traiter avec les sultans.
Il aime aussi à sa façon. Macé son épouse a le respect de son mari, il ne partage pas grand chose avec elle mais il lui donne la place de grande bourgeoise chrétienne à laquelle elle aspire. Son amour quasiment platonique avec Agnès Sorel n’est pas commun. Et la dernière femme de sa vie Elvira, une paysanne grecque de Chios, est un amour bien sage. C’est aussi le roman de l’amitié, ses fidèles lieutenants sont ses amis d’enfance, tous natifs de Bourges, comme Rufin lui-même qui semble avec cotoyé “le grand Coeur” depuis toujours. Un souffle épique anime le roman, avec l’attrait de l’Orient, les grandes aventures maritimes, la découverte de l’Italie…
On se laisse emporter et charmer !

Immortelle randonnée: Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin

C’est un plaisir de lire ce livre de Jean-Christophe Rufin. Le Chemin est merveilleusement décrit dans un langage fluide, plein d’humour, de drôleries et de simplicité humaine. On participe intimement à l’expérience de l’auteur, à son cheminement qui commence bien avant le début du périple, à l’intensité des douleurs subies pendant la marche, mais aussi aux émerveillements tout au long de la côte basque et autres paysages. Les rencontres, le Chemin intérieur au gré des étapes, racontés avec une lucidité authentique et sans ambages, compense la frustration de l’arrivée au but “dérisoire”, une ville de Compostelle envahie par un tourisme pseudo religieux. Seul compte finalement le Chemin et seul celui qui l’a vécu le sait vraiment. Le lecteur de ce livre un peu aussi en fin de parcours…